Notre coup de fourchette peut être impitoyable…sur notre bien-être physiologique. Du petit-déjeuner jusqu’au dîner, on avale à toute vitesse notre repas : la viennoiserie dévorée dans la voiture, le sandwich mangé devant son écran d’ordinateur au bureau. Et si on arrêtait d’engloutir ?
Ce qu’il se passe dans notre corps quand on mange trop vite
En mangeant, on avale de l’air et plus on mange vite, plus on avale de l’air. C’est cet afflux d’air qui provoque des désagréments : ballonnements, crampes abdominales ou gargouillis… Ces douleurs bénignes restent gênantes dans la vie quotidienne.
La satiété et la perception du temps
La sensation de satiété ne provient pas seulement de la nature et de la quantité des aliments consommés mais aussi du temps passé à manger. Dès la première bouchée, le goût et l’odeur de l’aliment vont agir sur notre cerveau et mettre en place la sensation de la satiété. Elle arrive 15 à 20 minutes après le début du repas. Si notre repas est trop court, ce signal ne se manifeste pas. On a faim peu de temps après et la tentation du grignotage menace. Et pour couronner le tout, on prend du poids. Car on mange au-delà de nos besoins énergétiques.
Le Rôle de la Mastication dans la Digestion
Les bienfaits d’une bonne mastication
La digestion commence dans la bouche : moins on mâche, moins le cerveau est renseigné et plus il met de temps à envoyer le signal de satiété. Les enzymes contenus dans la salive démarrent la digestion mais ce n’est pas tout : elles libèrent des molécules qui informent le cerveau sur ce qu’on est en train de faire, c’est-à-dire manger. Ainsi, plus on mange lentement, mieux les aliments sont digérés et moins on a de troubles digestifs. De plus, on a du plaisir à manger car on perçoit mieux le goût des aliments. Alors gardons le plaisir de la table !

