Pourquoi le bulletin météorologique nous précise-t-il chaque jour, à côté du relevé de températures et de précipitations, un pourcentage de taux d’humidité de l’air ? Parce que ce taux d’humidité influence notre corps, sa santé, sa beauté et son bien-être. Le Twin-C mesure alors précisément cette humidité qui nous entoure afin d’accompagner et d’améliorer notre bien-être physiologique un peu plus chaque jour…
Quand l’humidité influence la température ressentie
La perception de la température diffère souvent de la réalité, on ressent souvent une chaleur plus intensément que celle annoncée par monsieur météo et à l’inverse, on a toujours plus froid que la température indiquée. Cette perception de la température qui diffère de la réalité est ce qu’on appelle communément « la température ressentie ».
Les mécanismes de refroidissement du corps face à l’humidité
Le taux d’humidité est la clé pour comprendre pourquoi il est beaucoup plus difficile de supporter 25 °C dans un environnement humide que 35 °C dans un environnement sec. Les humains contrôlent la température de leur corps par la transpiration. L’évaporation de l’eau du corps entraîne un refroidissement direct de la peau. Pour garder le corps à une température constante de 37 °C, l’organisme évacue de la sueur par les pores de la peau. En s’évaporant, l’eau refroidit le corps : c’est le mécanisme naturel de la transpiration, qui régule la température du corps. Parfois la mécanique s’enraye lorsque l’air ambiant est plus ou moins chargé en humidité… L’humidité relative de l’atmosphère influence l’évaporation de la sueur, et donc le refroidissement du corps. L’évaporation de la sueur devient plus difficile, jusqu’à devenir quasiment impossible passé 90 % d’humidité. La sueur colle à la peau, et l’organisme ne peut plus se refroidir normalement. La chaleur ressentie est alors plus importante que la chaleur réelle, et peut devenir insupportable, jusqu’à provoquer des coups de chaleur. Ce phénomène explique également les sensations de chaleur accablante dans des lieux confinés, peu ventilés où la présence humaine est importante, comme dans le métro. Un taux d’humidité trop faible accroît le refroidissement et augmente l’efficacité de la transpiration, tandis qu’un taux d’humidité trop important limite le refroidissement et donc amplifie la sensation de chaleur. Ainsi les fortes chaleurs sont-elles plus supportables par temps sec, la transpiration refroidissant efficacement le corps. Les grands froids sont aussi plus supportables par temps sec, mais pour des raisons de conduction thermique et non d’évaporation.
Les indicateurs de température ressentie à l’international
L’été s’installe en France et le mercure dépasse les 30°C. Des orages sont également présents, ce qui a un impact direct sur la température ressentie qui doit être encore plus élevée. Les orages sont synonymes d’humidité et celle-ci joue un rôle très important sur la perception que se fait le corps humain de la chaleur. Plus l’air est humide moins le mécanisme de transpiration est efficace pour rafraîchir le corps. Pour lutter contre les fortes chaleurs l’organisme évacue de la chaleur par les pores de la peau et plus l’air est humide moins l’évaporation est aisée. La température ressentie est donc plus élevée qu’à humidité moindre. L’inconfort suscité par l’humidité est donc plus grand s’il fait 30°C que s’il fait 10°C de moins. Cela s’explique par le fait qu’à humidité identique, l’être humain ressent davantage les effets désagréables de l’humidité à 30°C : à cette température, l’air est moins vite saturé et peut contenir plus de vapeur d’eau qu’à 20°C. Une journée humide peut sembler plus chaude qu’une journée où la température est plus élevée mais au cours de laquelle l’air est plus sec. La température ressentie dépend également du rayonnement solaire, qui frappe directement la peau ou non, et du vent. Autant d’indices qui sont en France considérés comme étant trop fluctuants pour être pris en compte dans le cadre d’alertes canicules. Au Canada, l’indice “Humidex“ tient toutefois compte de l’humidité et de l’air ambiant, de même qu’aux États-Unis l’indice “Heat“, adopté en 1978 par le service météorologique national, exprime la sensation de chaleur en fonction de la température mesurée en degrés Fahrenheit et du taux d’humidité relative, à l’ombre et en absence de vent.
Impacts de l’humidité et de la température de l’air sur notre corps
Pourquoi cette sensation désagréable de moiteur quand il fait chaud ?
De l’eau s’extrait de notre peau en permanence, c’est ce qu’on appelle l’évaporation trans-épidermique, à ne pas confondre avec la transpiration ou la sudation. Il s’agit d’un phénomène physiologique par lequel l’eau s’évapore en continu de notre corps, de façon insensible. L’eau suit un chemin de l’intérieur vers la surface de la peau, arrivée à la surface, elle s’évapore. L’évaporation de cette eau dépend de facteurs externes tels que la température et l’humidité ambiante. Ce flux d’eau est essentiel à la peau pour son apport en nutriments et favorise la protection de l’épiderme. Le taux d’évaporation de l’eau dépend de l’humidité présente dans l’air ambiant. Par exemple, en cas d’une humidité inférieure à 30 %, cette évaporation ne peut plus être suffisamment compensée. Si l’air ambiant n’est pas assez humide, l’eau à la surface de la peau s’évapore trop vite. À l’inverse, si l’air est déjà saturé en humidité, l’eau du corps met plus de temps à s’évaporer, et la chaleur devient rapidement intenable. Par exemple, s’il fait 31°C, avec une humidité de 85 %, la température ressentie par notre corps sera en fait d’environ 43°C. Quelques heures avant un orage, la chaleur est difficilement supportable. Elle est plus écrasante, elle alourdit tout notre corps et semble nous fatiguer bien plus qu’une chaleur sèche. Cette sensation est en fait due à notre mécanisme de thermorégulation, qui fonctionne moins bien quand la température est élevée et l’atmosphère humide. Pourquoi ? C’est en fait très simple. Quand il fait chaud, le corps expulse le trop plein de chaleur par la transpiration, grâce à un phénomène d’évapotranspiration cutanée. Quand l’air ambiant n’est pas humide, cette évaporation se fait très facilement. En revanche, si l’air ambiant est saturé en vapeur d’eau, l’eau du corps ne peut pas s’évaporer aussi facilement. L’humidité présente dans l’air empêche l’évapotranspiration cutanée. C’est pourquoi, dans un pays tropical par exemple, la transpiration coule le long du corps et la température corporelle augmente bien plus que dans une atmosphère sèche. Le corps aura donc beaucoup plus de mal à supporter une température à 25 °C dans un environnement humide qu’à 35 °C dans un environnement sec.
Quand l’humidité nous gêne pour respirer…
La chaleur et l’humidité peuvent rendre notre respiration difficile. Qu’il soit trop sec ou trop humide, l’air ambiant peut être responsable de problèmes de santé multiples et variés. Par exemple, un taux d’humidité faible favorise la libération de poussière dans l’air et par là, les allergies. Un air sec entraîne un assèchement des muqueuses du nez et des bronches, des rhinites à répétition, de la toux, des maux de tête, une sensation de fatigue, un dessèchement cutané, de l’eczéma, ou encore une déshydratation. L’humidité peut être également responsable de bon nombre de crises d’asthme. Au niveau des voies respiratoires, l’appareil muco-ciliaire du nez et de la gorge (mécanisme de défense de notre organisme qui entre en jeu à chaque inspiration) requiert une humidité minimale de l’air de 30 % pour bien fonctionner. Il en est de même pour les yeux, l’humidité idéale se situe entre 40 % et 50 % afin d’éviter tout assèchement et irritation. Une humidité relative comprise entre 40 % et 60 % permet d’éviter des infections des voies respiratoires, des réactions allergiques et même de l’électricité statique, et elle peut freiner le développement de certains virus. Les autorités médicales préconisent donc, à titre préventif autant que palliatif, de maintenir un taux d’hygrométrie intérieure ne dépassant pas 50 % et une température de l’air maintenue entre 16° et 18°C dans la chambre à coucher.

