La nuit… peut-on encore regarder le ciel étoilé ? Éclairage urbain, enseignes publicitaires, vitrines de magasins, bureaux allumés… La lumière nocturne se propage à la vitesse de l’urbanisation et nous prive des étoiles. Ce qu’on appelle la pollution lumineuse est un objet d’étude scientifique encore récent. Cependant, biologistes et écologistes s’accordent aujourd’hui sur les effets négatifs de ce type de pollution sur la biodiversité (modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, des migrations…) qui représentent un gaspillage énergétique considérable. Mais cet abus d’éclairage nocturne n’a-t-il pas aussi des effets sur notre santé ?
Oiseaux et papillons de nuit…
La lumière excessive des grandes agglomérations et des littoraux perturbe le sens de l’orientation des oiseaux migrateurs. Plusieurs insectes, attirés par la lumière, sont directement tués par les ampoules non protégées ou sont mangés par des prédateurs qui les trouvent ainsi plus facilement. Ceci engendre un déséquilibre dans la chaîne alimentaire. Bien que les plantes utilisent la lumière pour croître, elles ont néanmoins besoin de repos durant la nuit. Plusieurs effets néfastes dus à l’éclairage artificiel ont été constatés sur des plantes et des algues.
Sommes-nous des oiseaux de nuit ?
Cette nuit éclairée bouleverse notre horloge biologique, inhibant la production de mélatonine (l’hormone du sommeil) et provoquant des troubles de l’endormissement. La mélatonine est sécrétée lorsque nous dormons, en l’absence complète de lumière. Elle coordonne la production d’autres hormones, joue un rôle important pour le système immunitaire et possède de nombreuses propriétés antioxydantes. La production nocturne de mélatonine est supprimée par la présence d’une faible quantité de lumière, particulièrement la lumière bleue, laquelle est produite entre autres par les éclairages aux LED. Autre conséquence indirecte de la pollution lumineuse… la production de cette énergie gaspillée entraîne une production de gaz à effet de serre.






