Seuils de danger acoustique et impacts sur l’audition humaine
Le seuil de danger acoustique est fixé à 90 dB. Au-delà de 105 dB, des pertes irréparables de l’audition peuvent se produire. Le seuil de douleur acoustique est fixé à 120 dB. Au-delà, le bruit devient intolérable, provoquant d’extrêmes douleurs et des pertes d’audition… Mais qu’en est-il pour les animaux ?
L’impact de la pollution sonore sur la faune
Les espèces qui utilisent les sons pour se repérer, se déplacer et communiquer sont particulièrement vulnérables à ce type de pollution. Les animaux émettent, communiquent via des sons et des bruits qui sont essentiels dans de nombreux processus biologiques : “le choix du partenaire, l’échange entre parents et petits, la recherche de proie ou la vigilance contre les prédateurs. Les conséquences d’une exposition au bruit peuvent donc toucher bon nombre de comportements associés à la reproduction ou à la survie des animaux”, selon le chercheur Thierry Lengagne, chercheur au CNRS.
Communication animale perturbée : le cas des oiseaux et des cétacés
Par exemple, les scientifiques découvrent alors que les tourterelles, faute de pouvoir modifier les basses fréquences de leur répertoire, désertent les bordures de bois situées à proximité d’autoroutes ; et certains oiseaux pollinisateurs qui ont fui ne dispersent plus les graines dont ils se nourrissent. Si les oiseaux sont capables d’adapter leur communication et leurs chants, les autres animaux sont souvent impuissants et perturbés par cette pollution sonore. En témoigne la désorientation des cétacés en mer qui conduit probablement à leur échouage. La pollution sonore sous-marine (trafic maritime, sonar, forage) empêche les baleines de communiquer et à beaucoup d’espèces de se déplacer et chasser efficacement (de nuit ou en profondeur).






